Marcel Lamisse avait de grands yeux bleus, les cheveux brun foncé, les sourcils marqués et une petite fossette au menton.

Il aimait faire du vélo.

Il était père de deux fillettes, Marcelle, la grande, et Louise, la petite dernière, née pendant la guerre, en 1915.

Marcel avait appris le métier d’ébéniste et travaillait peut-être, comme son frère, aux usines Pleyel à fabriquer des pianos. Une chose est sûre, Marcel s’intéressait à la vie politique.

Il était militant socialiste. Il était proche du maire et de Marcel Cachin.

Il est mort dans un combat inutile quelques jours avant la fin de la guerre, à l’aube, le 1er novembre 1918.

Onze jours plus tard, à six heures du matin, son régiment était officiellement averti par un message téléphoné que l’armistice était signé.

Marcel est enterré au cimetière de Saint-Denis.

Son frère Yvon, lui, est mort le 3 octobre 1915 dans les terribles combats de Tahure.

Après la mort de Marcel, Eugénie, sa femme, et ses deux petites filles sont venues vivre dans le même immeuble que ses parents, au 189 boulevard Ornano, dans le quartier Pleyel.

 

Voilà la dernière lettre que Marcel a écrite au maire, quelques mois avant de mourir :

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Un article est consacré à Marcel Lamisse dans le Place aux archives ! n°7.