Constant Loup est né en 1891 à Saint-Denis dans un petit immeuble situé au 89 rue de la République.

A sa naissance, ses parents tiennent une petite charcuterie.

Son père est originaire du village des Batignolles.

A l’école, Constant travaille et s’accroche. Après sa réussite au certificat d’études, il se spécialise dans le calcul mathématique et la métallurgie. Il devient tourneur-mécanicien.

A 20 ans, Constant est un grand jeune homme, plutôt réservé, au teint mat et aux yeux délavés. C’est un passionné de sport. Avec ses copains, il y passe tout le temps que lui laisse l’usine. Il nage, pratique le foot et sillonne la France à vélo.

Constant vit 10 rue Brise Echalas avec sa mère et Elise, sa sœur. Son petit frère meurt au front en avril 1915. L’immeuble de leur jeunesse existe toujours.

Constant tombe le 23 octobre 1916 pendant la bataille de la Somme au cours des attaques qui visaient à la prise de Sailly-Saillisel et du bois de Saint-Pierre Vaast. Le jour de sa mort, « le terrain était raviné par des pluies continuelles et en quelque sorte émulsionné par les tirs ennemis, les positions étaient dénudées et chaotiques ». Ces mots sont extraits du journal de son régiment, le 46e d’artillerie.

Deux jours avant sa mort, Constant écrit à son grand ami Abel Tissot qu’il souffre et qu’il a « un cafard insensé ».

Constant est mort le visage dans la boue et les yeux pleins de larmes.

 

Constant Loup métallurgiste
Constant Loup, à gauche, quelques semaines avant sa mort.
Il pose avec son copain Abel, qu’il avait retrouvé par hasard en permission.

 


Un article est consacré à Constant Loup dans le Place aux archives ! n°7.